Projet « Kèlè Tchinè » dans le Centre-Ouest: 95 000 bénéficiaires directs et 197 200 personnes seront touchés

ptLe Projet d’Accélération de l’accès universel et durable à l’Assainissement dans 10 communes rurales du Centre-Ouest au Burkina Faso (Kèlè Tchinè) a été officiellement lancé le mardi 02 avril 2019 à Koudougou placé sous la Présidence du  Gouverneur de la région du Centre-Ouest, Irène COULIBALY.
 
4000 nouvelles latrines et 500 latrines réhabilitées équipées de 4500 dispositifs de lavage des mains, 4500 nouveaux puisards, 5000 latrines auto-construites par les ménages, 224 maçons formés, 112 SANYATHON et 35 clubs scolaires crées, sont entre autre les différentes réalisations prévues par le Projet d’Accélération de l’accès universel et durable à l’Assainissement dans 10 communes rurales du Centre-Ouest au Burkina Faso. Financé par l’Union Européenne, le projet interviendra dans les communes rurales de Poa, Ramongo, Sabou Sourgou, Ténado, Tô Niabouri, Silly, Bougnounou et Cassou à un coût global de plus de 1 milliard 400 millions de franc CFA. Il est mis en œuvre par  un consortium de quatre (04) ONG à savoir Weltingerhilfe, SOS Sahel International France, IRC et Eau Vive.
A terme, 95 000 bénéficiaires directs auront accès à des infrastructures d’assainissement durable et 197 200 personnes sensibilisées sur les bonnes pratiques en matière d’hygiène et assainissement et adoptent des comportements responsables.
 Dans son discours de lancement, le Gouverneur de la région Irène COULIBALY, a souligné que cette action permettra d’induire des changements de pratiques et dep2t comportements favorables à l’hygiène et une meilleure gouvernance de l’assainissement par les collectivités territoriales dans le cadre de la décentralisation. En effet, en 2017 la région du Centre-Ouest a connu un taux d’accès à l’assainissement faible en milieu rural de l’ordre de 14% contre un taux national en milieu rural de 15,1% pour la même période. Cette situation a une influence négative sur la santé des populations, notamment en milieu rural, car les maladies liées à l’eau ont représenté près de 36% des cas de consultations de la région en 2017. Selon le Gouverneur, cela fait de ces communes, des zones à hauts risques de mortalité pour les couches vulnérables notamment les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes et allaitantes. Pour atténuer cette situation, elle a invité les acteurs à se mettre au travail. « J’exhorte donc les acteurs à se donner la main pour une mise en œuvre réussie de ce projet, combien important pour notre région » a-t-il conclu.

Madina OUEDRAOGO/DREA-COS

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