MESSAGE DE NOUVEL AN

mea1tA l’orée de la nouvelle année, j’adresse mes vœux, les meilleurs à toute la population burkinabè en général et à mes collaborateurs en particulier.
J’ai une pensée particulière pour nos forces de défense et de sécurité qui se battent chaque jour afin de préserver l’intégrité de notre chère patrie. A tous ceux qui sont tombés sur les fronts, que la terre libre du Burkina Faso leur soit légère.  Que le Seigneur console leurs proches et leur apporte beaucoup plus de bonheur en 2019.

L’année 2018 a été une année éprouvante pour le pays dans tous les secteurs d’activités notamment pour mon département. Néanmoins, nous avons enregistré des résultats forts appréciables. Nous pouvons citer entre autres :
- l'adoption de la politique sectorielle "Environnement, Eau et Assainissement" qui contribuera à assurer un accès à l'eau, à un cadre de vie sain et à renforcer la gouvernance et le développement durable ;
- l'adoption de la stratégie nationale de l'eau ;
- l’adoption de la stratégie nationale de gestion du service public de l'eau ;
- l’adoption de la stratégie et du plan de communication ;
- des études majeures comme l'audit institutionnel et organisationnel du secteur, le Plan de developpement des ressources humaines sont en cours et seront finalisés en 2019.

Par ailleurs, 2018 a vu, le champ d'action de nos Partenaires Techniques et financiers se renforcer avec la signature de nouvelles conventions de financement, notamment avec la KFW, la Banque mondiale, DANIDA, la Coopération Belge, l’AFD….

Mes pensées vont aussi à l’endroit de mes collaborateurs. Je salue leur dévouement et leur abnégation au travail. Car c’est grâce à cet engagement que mon département a engrangé des acquis.
Malgré ces résultats majeurs,  de nombreux défis restent à relever pour atteindre les objectifs du PNDES en 2020 et de ceux des ODD à l'horizon 2030 afin de répondre aux attentes des populations en matière d’eau et d’assainissement. A un an des objectifs du Programme politique de son excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, il nous faut davantage redoubler d'efforts pour :
- assurer "zéro corvée d'eau " à nos braves populations ;
-assurer un service continu d'eau aux populations ;  
-accroitre les capacités de mobilisation des ressources en eau ;
-améliorer la connaissance de la ressource en eau ;
- protéger et mieux gérer l’eau pour tous les usagers…

Pour se faire, il y a la nécessité que chacun s’engage !
 
Je ne saurai terminer sans traduire toute la gratitude du Gouvernement burkinabè aux partenaires techniques et financiers, aux associations, ONG et à la Société Civile pour leur accompagnement soutenu.  Soyez en remerciés.
J’adresse à tous, mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année. Que 2019 vous apporte un réel épanouissement dans la réalisation de vos projets. Que l'année nouvelle soit favorable à toutes nos bonnes initiatives et nous permette de gagner les défis en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement.

 
Bonne et heureuse année 2019 !

Je vous remercie.

                                                     Niouga Ambroise OUEDRAOGO
                                         Ministre de l’Eau et l’Assainissement
                                                     Officier de l’Ordre national

Politique Sectorielle « Environnement, Eau et Assainissement », un outil fédérateur pour un accès équitable des popualtions à l’eau, à un cadre de vie sain et à un environnement de qualité

La qualité de vie des burkinabè dépend de l’état du secteur « Environnement, Eau et Assainissement » (EEA). A ce titre, le secteur EEA constitue une priorité pour le Gouvernement du Burkina Faso au regard des engagements internationaux et nationaux en matière de promotion du développement durable, d’accès universel des populations à l’eau et à l’assainissement.

L’élaboration de la Politique Sectorielle « Environnement, Eau et Assainissement » (PS-EEA, 2018-2027) fait suite à l’option du Gouvernement d’adopter l’approche fondée sur les secteurs de planification et la nécessité de définir de nouvelles orientations, de nouveaux objectifs et instruments en vue de faire du Burkina Faso un pays vert et prospère.

Dans cette perspective, la PS-EEA a pour objectif d’« Assurer un accès à l’eau, à un cadre de vie sain et renforcer la gouvernance environnementale et le développement durable dans l’optique d’améliorer les conditions économiques et sociales des populations ».

La PS-EEA traduit la volonté du gouvernement d’assurer une meilleure coordination des actions dans ledit secteur. Elle définit les grandes orientations de développement dans les domaines de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement et constitue pour le secteur EEA un cadre fédérateur en matière d’actions de développement définies dans le référentiel national.

Tirant ses fondements des référentiels nationaux et des engagements internationaux auxquels le pays a souscrit, la PS-EEA servira aussi de fondement pour les instruments de planification, de suivi et d’évaluation tant au niveau national que local.

La démarche d’élaboration de la PS-EEA a été inclusive et itérative avec l’implication de tous les acteurs du secteur. Les différentes concertations menées au cours du processus ont permis de rendre son élaboration suffisamment dynamique, nonobstant les difficultés liées à l’insuffisance des ressources financières et à l’inexistence de données désagrégées en fonction des groupes spécifiques de la société.

Sa mise en œuvre incombera aux départements ministériels, aux collectivités territoriales, aux acteurs privés, aux communautés de base et aux partenaires au développement. Il appartiendra à chaque acteur du développement du secteur EEA de s’en servir de manière judicieuse.

Nous voudrions inviter tous les acteurs et actrices du secteur à redoubler d’efforts afin qu’à l’horizon 2027, le Burkina Faso dispose d’un secteur assurant à ses filles et fils, un accès équitable à l’eau, à un cadre de vie sain et à un environnement de qualité.

Nous adressons nos félicitations à tous ceux et toutes celles qui ont contribué à l’élaboration de la présente politique. Nous traduisons notre reconnaissance à tous les partenaires qui accompagnent constamment les actions du Gouvernement. Le succès de la mise en œuvre de la PS-EEA nécessite l’engagement et la participation de tous et de toutes et nous sommes convaincus qu’il en sera ainsi au regard de la démarche participative et itérative qui a guidé son élaboration.

Ensemble, nous améliorerons la qualité de vie des filles et fils du Burkina Faso.

 

Le Président du Cadre Sectoriel de Dialogue « Environnement, Eau et Assainissement »

CaptureNiouga Ambroise OUEDRAOGO

Officier de l’Ordre national

Gestion des eaux usées : cultivons le bon reflexe

La gestion des eaux usées constitue une préoccupation majeure pour le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Du fait de l’urbanisation accélérée et de l’industrialisation galopante, les eaux usées connaissent une véritable expansion au Burkina Faso et particulièrement dans les deux grandes villes Ouagadougou et Bobo Dioulasso et dans certaines zones minières.

Dans la région du Centre, seulement 4,6% des ménages disposent d’un système amélioré de collecte des eaux usées domestiques et moins de 6% utilisent les fosses simples dans chaque région du Burkina.  Ainsi, Chaque jour constitue un nouveau défi car des milliers de m3 d’eau usée provenant des ménages, des industries sont déversées dans l’environnement sans un traitement préalable. On évalue à plus de 80% la quantité d’eaux usées générée par les différents usages qui sont directement déversées dans la nature sans être traitées ni réutilisées avec des risques énormes sur la santé humaine, animale et végétale. Ces eaux polluées se retrouvent très rapidement dans la chaîne alimentaire et sont à l’origine de plusieurs épidémies (fièvre typhoïde, choléra, Ebola …) dues à la contamination des eaux et des plantes. Elles sont également des sources potentielles de pollution de la nappe phréatique et de prolifération de moustiques engendrant ainsi des maladies comme le paludisme et la dengue.

 A côté de ces réalités, il y a aussi la pollution des ressources en eau par les eaux usées directement ou indirectement éjectées dans les retenues d’eau, et qui peuvent se révéler hautement toxiques pour l’Homme et son entourage. Des cas d’intoxication sont souvent constatés un peu partout. 

Dans certaines localités, surtout dans les zones où l’exploitation artisanale d'or a élu domiciledes puits ont été fermés pour avoir été contaminés par des produits chimiques hautement toxiques comme le cyanure et le mercure utilisés par les orpailleurs. 

Des morts d’animaux de toute espèce (poissons, bœufs, moutons …) sont souvent fréquents. Dans ces localités,  l’écosystème est généralement perturbé et on note un appauvrissement de la biodiversité.

Face à toutes ces menaces qui pèsent sur l’Homme et son environnement, mon département à travers sa  Direction Générale de l’Assainissement et l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement, a entrepris de nombreuses actions pour améliorer le système d’assainissement au Burkina Faso. C’est dans cette perspective que des stations de collecte et de traitement des eaux usées ont été implantées à Ouagadougou (Kossodo et Zagtouli)  et Bobo Dioulasso. Elles  permettront non seulement d’améliorer le système de gestion des eaux de mauvaise qualité, des boues de vidange mais aussi de les recycler pour les réutiliser notamment dans l’agriculture et l’énergie.

 Outre cela, nous avons réalisé au 31 août 2017 entre autres 50 447 latrines familiales, 12 233 puisards en milieu rural et 17 500 latrines familiales, 5 565 puisards en milieu urbain. C’est loin d’être suffisant. Voilà pourquoi, j’invite donc les citoyens burkinabè à cultiver de bons réflexes en matière d’assainissement à travers la construction de puisards domestiques, de latrines pour contribuer à la lutte contre la prolifération de certaines maladies liées à l’expansion des eaux usées. Aux industriels, je les exhorte à respecter les normes de rejet en matière d’eau usée pour préserver la santé de la population. C’est à ce prix que nous pourrons gagner la bataille pour l’atteinte de l’accès universel à l’assainissement à l’horizon 2030 au Burkina Faso.

Niouga Ambroise OUEDRAOGO

 Ministre de l’Eau et de l’Assainissement

Officier de l’Ordre National

Les toilettes, une impérieuse nécessité pour chaque burkinabè

 

La problématique de l’assainissement tant en milieu rural qu’urbain reste un défi majeur pour le gouvernement burkinabè. Le taux d’accès à l’assainissement reste faible et  en deçà des attentes.  En milieu rural, le taux est passé de 0,8% en 2010 à 12% en 2015, et de 14 à 32% en milieu urbain. En dépit des efforts consentis, la pratique de la Défécation à l’Air Libre (DAL) demeure, avec son corollaire de maladies et de pollution. L’enquête nationale sur l’assainissement réalisée en 2010 qui a révélé que 6 ménages sur 10 utilisent la nature comme lieu de défécation  
Cela montre que la pratique de la DAL est la preuve que de nombreuses personnes n’ont pas encore la pleine mesure de l’importance des toilettes sur la dignité humaine, sur la santé, sur l’environnement et partant sur le développement socio-économique.

En 2015, 2,4 milliards de personnes vivaient sans installations sanitaires dans le monde. Le manque de toilettes impacte fortement la  vie quotidienne des individus et affecte aussi le budget de l’Etat. Le Burkina perd 86 milliards de FCFA par an, par manque d’assainissement.
Un assainissement inadéquat et la consommation d’eau insalubre occasionnent des diarrhées qui tuent chaque année, selon les statistiques de l’ONG WASH WATCH, 315 000 enfants de 0 à 7 ans. Selon l’Organisation internationale du Travail, les maladies causées par un assainissement et une hygiène médiocres, occasionnent 17 % des décès de travailleurs, entraînant une perte de productivité pouvant atteindre 5 %.
Plusieurs approches utilisées pour amener nos populations à adopter des comportements favorables à l’hygiène et l’assainissement ont donné des résultats mitigés. L’option adoptée actuellement, est de donner aux populations le leadership dans toutes les actions de développement de leur communauté. La prise en charge de l’hygiène et de l’assainissement par toutes les composantes de la population sera un gage de pérennité des actions entreprises.

Chaque Burkinabè doit contribuer activement à l’éradication de la défécation à l’air libre, dans un avenir proche, au Burkina Faso. Car sans cela, les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires à offrir des cadres de vie sains, à vouloir préserver la santé, l’environnement la dignité des populations ne seront que peine perdue.

Les toilettes demeurent donc une impérieuse nécessité pour chaque burkinabè. Car elles permettent d'améliorer la santé des personnes et de garantir la sécurité et la dignité, particulièrement pour les femmes et les filles.

Nous devons dès aujourd’hui nous engager ensemble  pour un accès universel à des services durables d’assainissement au Burkina Faso soit en construisant des toilettes, soit en offrant des toilettes à nos proches qui n’ont pas les moyens de s’en offrir. Ce n’est qu’à ce prix que nous bouterons hors de nos frontières plusieurs maladies liées au manque d’assainissement et disposerons d’hommes valides, en bonne santé capable de contribuer au développement de notre chère patrie qu’est le Burkina Faso.

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